UDC!Verse : un site pour quoi faire ?

En 2004, je mettais en ligne le premier chapitre de « Une deuxième chance », une fanfiction relevant de l’univers Saint Seiya, manga écrit par Masami Kurumada et décliné en anime par la TOEI dans les années 80.

Cette histoire repose sur les bases de l’oeuvre support mais en constitue une réécriture alternative qui s’appuie sur deux postulats principaux : les dieux ont disparu et Saga a conservé le pouvoir après avoir assassiné Shion au vu et au su de tous. « Une deuxième chance », plus commodément désignée UDC, est le résultat de près de deux décennies de réflexion et d’imagination autour de Saint Seiya et de certains de ses personnages dont la personnalité s’est construite à la lumière du contexte et de la chronologie alternatifs dans lequel ils ont été amenés à évoluer. Par ailleurs, les concepts et les valeurs qui sont – aussi – l’âme de Saint Seiya, s’ils ont été conservés, ont été réinterprétés selon une approche plus réaliste, plus proche de nous et du monde dans lequel nous vivons.

En 2009, UDC touchait à sa fin. Au cours des cinq années de sa publication, cette histoire s’est étoffée et enrichie de nombreux textes indépendants mais corollaires – des préquelles pour la plupart ­– détaillant et explicitant telle ou telle thématique, personnage ou événement au point qu’un univers auto-porteur est né, désigné en tant qu’UDC!verse.

Cet univers est important pour moi, pour plusieurs raisons dont deux en particulier.

La première réside dans le nombre significatif de lecteurs qui s’y sont intéressés – et s’y intéressent encore aujourd’hui – contre toute attente alors que son histoire fondatrice peut de prime abord paraître « iconoclaste » à l’égard de Saint Seiya. Cet univers a su toucher un public aux profils, âges et parcours variés, dont certains ont eux-mêmes contribué à le nourrir par leurs propres écrits au fil des ans. Si je ne m’explique pas toujours cet intérêt, il me touche et surtout, il est la base d’échanges intenses, vrais et constructifs qui ont jeté un pont entre les lecteurs et moi, ainsi qu’entre les lecteurs eux-mêmes.

La seconde concerne « Une deuxième chance » à proprement parler. Cette histoire dont l’écriture a démarré près de vingt ans plus tôt, est percluse de défauts, inhérents à son caractère de première fois. Une écriture hésitante et formellement inaboutie, au fil de l’eau et sans plan précisément défini, le tout reposant à l’occasion sur des imprécisions techniques. J’ai beaucoup appris tout au long de ces cinq années, j’ai progressé en terme de technique et de narration, l’histoire en a bénéficié au fil du temps et je gage que l’épilogue d’UDC n’a pas grand-chose à voir avec son premier chapitre. Je n’ai toutefois pas souhaité la réécrire car telle qu’elle est, elle représente le chemin parcouru. Mon chemin, dans les méandres de cet univers qui s’est construit et désormais, vit sa propre existence.

Aussi, lorsque j’ai apposé le point final d’UDC, la suite était déjà en train de s’écrire quelque part dans un coin de ma tête, à partir d’un épilogue que j’ai maintenu volontairement ouvert sur l’après. Parce que l’UDC!verse continuait à vivre indépendamment de ce point final qui n’en était pas un.

D’autres textes sont venus dans les dix années qui ont suivi, portés par la passion et l’envie, encore et toujours, de partager. Mais la suite directe d’UDC n’a pas cessé de m’accompagner et malgré un manque de temps devenu chronique et de dévorantes préoccupations professionnelles, elle a commencé de se construire et de s’écrire petit à petit.

Le projet en soi est imposant et ambitieux, bien plus que ne l’était UDC. Il a pris une ampleur parfois décourageante, le plus souvent excitante. C’est cette excitation qui me porte dans son écriture car aujourd’hui, rien n’est terminé. Toutefois, la matière disponible est conséquente, assez pour envisager un premier partage qui suppose au préalable un travail important de corrections et d’ajustements divers.

Découvrir et écrire une histoire est plus intéressant que la corriger et la retravailler, seule devant son écran. Aussi ai-je décidé, afin de nourrir la motivation nécessaire à cet exercice ingrat, de mettre en ligne – uniquement par le biais du présent site – les chapitres de la suite d’UDC, au fur et à mesure de leur correction, afin de les partager avec vous à mon rythme, d’échanger autour de vos avis, en petit comité.

Pas de calendrier, pas de date butoir, pas de contrainte. Mon rythme, mon temps, ma disponibilité.

Juste cette histoire et moi, et vous, si vous en avez envie.

Nouvelle Ère – Emergence

4 réflexions sur “UDC!Verse : un site pour quoi faire ?

  1. Bonjour madame !
    Ouah, quel joli blog tout nouveau tout beau pour une fic toute nouvelle toute belle !
    Comme tu le disais, on peut effectivement commenter sans s’inscrire, mais on peut aussi se connecter grâce à un compte google ou autre. Donc j’ai tenté, et voilà 😀 Allez, je file lire le reste, maintenant ! \o/

    Aimé par 1 personne

    • Blog tout beau, je ne sais pas mais n’ayant pas voulu me compliquer inutilement la vie, je suis partie d’un template de base qui laisse assez peu de liberté en terme de customisation. Mais bon, ce n’était pas l’objectif de départ, donc pour l’instant, ça va rester comme ça.

      Et j’espère bien que le fond, nouveau, te plaira !

      Merci pour le REX sur les commentaires, c’est parfait 🙂

      J'aime

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