Nouvelle Ere – Emergence – Prologue

Adirondacks, Etat de New York, USA, Février 2006

L’eau clapotait autour de la barque, amarrée à l’un des corps-morts qui parsemaient la surface du lac. Chacun appartenait à la demeure à laquelle il faisait face mais leurs propriétaires ne s’offusquaient jamais qu’un voisin en utilisât un autre que le sien, au hasard de ses pérégrinations sur la vaste étendue d’eau.

Contre toute attente, le vent ne s’était pas levé et les brumes matinales achevaient de s’effilocher d’elles-mêmes, quelques longues écharpes pâles demeurant toutefois lovées dans les creux de la rive ou accrochées à la cime des sapins. Engoncé dans son épaisse parka, les mains bien au chaud dans leurs gants enroulés autour de la tasse de café fumant qu’il venait de se verser depuis son thermos, Aleister L. Corman, assis à la proue de la petite embarcation, observait le fil argenté qui plongeait droit dans l’eau tranquille.

Ce n’était pas la saison bien sûr. L’ouverture officielle de la pêche n’interviendrait pas avant deux bons mois mais d’une part personne n’aurait l’idée de le contrôler aussi tôt dans la journée et d’autre part, il savait qu’il n’attraperait rien par une température aussi glaciale. Il n’empêchait.

Du pied, il orienta la canne fixée à l’intérieur du bateau afin que le filin se décalât vers la gauche à l’écart de l’alignement du soleil qui commençait à émerger au dessus des montagnes entourant le lac. Que ses chances d’attraper quoi que ce fût fussent nulles ou quasi ne le dispensait pas de surveiller son appât dans les meilleures conditions possibles.

Tiens, ne venait-il pas de frémir ? Non ? Non. Renfonçant son bonnet d’une main, le général mis à la retraite anticipée se voûta encore un peu plus sur son banc en bois, le silence retombant autour de lui dès qu’il eût cessé de bouger. Le regard invariablement fixé sur le flotteur d’un rouge délavé par l’usage et les années, il laissait ses pensées le traverser et dériver à l’instar des dernières volutes de brouillard qui, de loin en loin, parsemaient son champ de vision. Aucune ne réussissait à demeurer assez longtemps à son esprit pour qu’il prît conscience de sa présence et s’intéressât à son contenu. Il ne valait mieux pas.

Ce fut comme un sifflement. Aussi aigu que bref. Qui ne ressemblait à rien qu’il eût déjà entendu en ce lieu. Ni le chant d’un oiseau local ni celui, tout aussi familier dans la région, d’une scie à l’oeuvre afin d’engranger un peu de bois pour l’hiver. Peut-être des ultrasons appelant un chien de chasse ? Non, le son était trop clair, trop évident.

Pivotant sur lui-même, d’abord vers la gauche puis vers la droite, Corman scruta de ses yeux plissés les berges du lac les plus proches. Plus loin, elles se muaient en une ligne indistincte sur le fil de laquelle se confondaient l’eau et la terre. Tout était parfaitement immobile.

Figé.

Sa tasse lui échappa. Le café encore chaud se répandit au fond de la barque, éclaboussant ses chaussures et le bois d’où s’éleva presque tout de suite de la vapeur comme il se teintait de sombre. Ses mains, qui enserraient le vide, se portèrent jusqu’à son front ; l’extrémité de ses gants buta contre la peau ridée entre ses deux sourcils ; il ne sentit rien.

Son regard, revenu se fixer sur le fil de pêche, vacilla une première fois, puis deux. La ligne horizontale de l’eau commença à basculer lentement, degré après degré, avant de disparaître comme avalée par le rebord de l’embarcation.

Coincées sous le banc, ses jambes tressautèrent tandis que le haut de son corps basculait sur le dos et que le ciel vint se refléter à la surface de ses yeux exorbités. La nuit fuyait loin au-dessus pour laisser place à l’aurore chatoyant d’un spectre indéfinissable, du mauve le plus sombre à l’or le plus pur.

L’or.

Malgré la douleur qui transperçait son crâne, disloquait son esprit, disséquait ses pensées et brûlait son âme, Corman trouva la force de sourire. Il ne faisait plus si froid tout à coup. La lumière, qui gagnait en intensité et en chaleur, le submergea bientôt tout entier pour achever de l’aveugler.

Sous lui, le fond du bateau disparut. Ne resta plus que la sensation de son propre corps et des vrilles de souffrance qui s’enroulaient autour de ses nerfs. L’intensité de la douleur devint telle que parce qu’il ne savait pas la qualifier, elle lui fut soudain inaccessible. Il n’avait plus… mal ? Étrange, eut-il encore le temps de songer avant que son cœur éclatât.

* * *

Une profonde inspiration gonfla le torse large de l’homme qui abaissa son poing. Son bras se détendit à son côté et il sourit, savourant la fraîcheur de l’air dans ses poumons. Vivifiant.Son cosmos doré reflua jusqu’à ce que seules quelques étincelles luminescentes égarées attestassent de sa présence à la lisière de la forêt. D’un pas ample et sûr, il fit volte-face et s’enfonça dans les bois pour gravir la pente couverte d’un épais matelas d’aiguilles de pin en direction de la route qui encerclait le lac.

Il ne fut pas surpris de trouver un Range-Rover châssis long garé sur le bas-côté, moteur allumé. Pas vraiment. Il prit néanmoins quelques instants pour le considérer d’un œil amusé, notant au passage le visage impassible du conducteur – un jeune homme anonyme qu’il avait sans doute déjà croisé sans se rappeler de son identité sans importance – et les vitres fumées à l’arrière derrière lesquelles une silhouette sombre se découpait.

La portière s’ouvrit au moment où il arrivait à sa hauteur. Avec une souplesse étonnante, il contorsionna son imposante musculature pour s’engouffrer dans le véhicule qui se referma aussitôt.

« Alors ? »

Emmitouflée jusqu’au nez dans une épaisse fourrure en zibeline, les mains enfoncées dans les manches et les cheveux soigneusement rassemblés sous une toque assortie, les yeux d’un bleu intense de la femme assise à l’autre bout de la banquette le dévisageaient.

« J’ai tout ce qu’il me faut.

— Bien. Allons-nous en. »

Le conducteur actionna la boîte automatique et le tout-terrain quitta en douceur son stationnement pour gagner la route déserte à cette heure.

« Quand ?

— Cегодня1. Aujourd’hui – la femme s’était reprise, en grec – nous ne pouvons plus attendre.

— Il en sera fait selon tes ordres. »

Il n’apercevait pas sa bouche, noyée dans la fourrure, mais devina son sourire. Sa main était bouillante dans la sienne lorsqu’elle la lui tendit et il l’amena jusqu’à sa joue avant de déposer un baiser dans sa paume.

« Pour toi, murmura-t-il.

— Pour nous. »

L’asphalte sinuait entre les fûts multi-centenaires des sapins qui s’élançaient haut et couronnaient la canopée de leurs cônes obscurs ; le jour levé sur le lac dont la surface miroitait de loin en loin entre les arbres peinait à transpercer la forêt. Les phares puissants du véhicule balayèrent la route encore un moment avant de s’éteindre en atteignant la rive. Sous le soleil hivernal, ils longèrent la berge et l’homme assis à l’arrière jeta un dernier regard sur la vaste étendue d’eau qui se perdait au loin dans le gris des montagnes.

Là-bas, amarrée à une bouée au milieu du lac, une barque tranquille se balançait.

1 Prononcer «  Cegodnya »

13 réflexions sur “Nouvelle Ere – Emergence – Prologue

  1. Mais qui est donc ce malotru qui lance une attaque cosmique sans en beugler le nom à plein poumon histoire qu’on puisse l’identifier comme il se doit ? Ah là là, j’te jure, tout fout l’camp XD

    Plus sérieusement, j’aime beaucoup, et la description placide de la partie de pêche matinale, et le changement soudain de ton, et le mystère qui entoure l’attaquant et sa russe compagne. Et le rebouclage sur la tranquillité des lieux, comme si la scène qui vient de se dérouler n’avait été qu’un rêve, finalement. Alors que c’est ce qui met tout en branle, en fait.

    Un excellent prologue donc, et vivement la suite !

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    • XD En même temps, il est tout seul donc à part effrayer les piafs aux alentours, l’intérêt de gueuler l’attaque en question apparait subitement très relatif (à dire vrai, il m’est *toujours* apparu très relatif XDDD).

      Contente que cette mise en bouche te plaise et que tu aies apprécié l’ambiance et le déroulé, c’était totalement mon objectif de départ : ton image « comme un rêve » tombe très juste !

      Le chapitre 1 est prêt, j’essaye de prévoir ça sans doute jeudi (et quand je le mettrai en ligne, je verrai encore des coquilles, ça ne va pas faire un pli).

      Merci beaucoup ! \o/

      PS : quand je pourrai, j’essayerai d’illustrer certains chapitres avec des photos libres de droit 🙂

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      • > »(à dire vrai, il m’est *toujours* apparu très relatif XDDD) »

        Effectivement, mais ça fait partie de ces illogismes des mangas shonen qui participent de leur… charme, on va dire ? XD

        > »j’essayerai d’illustrer certains chapitres avec des photos libres de droit »

        Excellente idée, d’ailleurs je n’en ai pas parlé, mais l’image finale est très chouette et participe d’ailleurs à l’impression de tranquilité retrouvée.

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  2. « Attestassent »: XD XD XD, j’adore !

    J’ai apprécié aussi le rythme du texte, la nature et la paix, la mort, et la paix encore. Le contraste de la solitude et du « nous » de la femme et l’homme mystérieux, mais un « nous » qui me semble les dépasser. (Que de mystère !)
    J’ai d’autant plus apprécié qu’on retrouve ce rythme dans les phrases même. Un passage de phrases qui s’étirent au limite de leur souffle et d’autres plus brèves. Par exemple:
    « Tiens, ne venait-il pas de frémir ? Non ? Non. Renfonçant son bonnet d’une main, le général mis à la retraite anticipée se voûta encore un peu plus sur son banc en bois, le silence retombant autour de lui dès qu’il eût cessé de bouger. Le regard invariablement fixé sur le flotteur d’un rouge délavé par l’usage et les années, il laissait ses pensées le traverser et dériver à l’instar des dernières volutes de brouillard qui, de loin en loin, parsemaient son champ de vision. Aucune ne réussissait à demeurer assez longtemps à son esprit pour qu’il prît conscience de sa présence et s’intéressât à son contenu. Il ne valait mieux pas.
    Ce fut comme un sifflement… »
    On commence avec un général et sa proie potentielle, pour finir en général devenu proie. La violence/la mort passée qui est suggérée appelle la violence/la mort qui (re?)vient. On retrouve une idée qui t’es chère qui pourrait se formuler ainsi : il y a une balance qui cherche son équilibre dans le monde, tout finit par se payer.
    Bref, en un prologue tu arrives à poser un monde, créer un atmosphère, esquisser des pistes. Sacré beau travail d’écriture !
    Je ne sais pas combien de temps il t’a fallu pour écrire ce prologue et la suite, mais moi je compte déguster ma lecture et attendre quelques jours pour le chapitre suivant.

    Merci !

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    • Le subjonctif imparfait est une espèce menacée, en voie de disparition : j’agis à mon petit niveau XD

      (j’avoue que parfois, je me sens obligée de vérifier si c’est *vraiment* sous cette forme que tel ou tel verbe se conjugue !)

      Je suis contente que tu aies perçu le contraste entre l’ambiance, la tranquillité et la paix d’une part, et la mort qui vient d’autre part. J’ai toujours beaucoup aimé ce procédé narratif et c’est un plaisir pour moi de l’utiliser quand j’en ai l’occasion, comme ici. J’ai voulu un prologue court mais percutant, qui présente l’essentiel des bases sur lesquelles l’histoire va reposer. Bien sûr, le mystère demeure, sinon ce n’est pas drôle 😀

      Bien vu le parallèle chasseur qui devient proie ! Je n’y avais pas du tout pensé et c’est involontaire de ma part, mais effectivement, maintenant que tu le dis, oui ça donne un effet de « translation » plutôt intéressant.

      Ah ah, eh oui, l’Equilibre, omniprésent en toute chose dans cet univers : heureuse que tu ne l’aies pas oublié, d’autant que cette histoire s’inscrit totalement dans la continuité d’UDC et il s’agit de rester cohérent.

      A dire vrai, ce prologue est écrit depuis au moins six ans, si ce n’est plus. Je l’ai retravaillé il y a quelques mois d’abord dans l’optique de la mise en ligne, mais aussi et surtout à la lumière de tout ce que j’ai écrit depuis. L’écriture d’UDC a été riche de retours d’expérience en tout genre, et je me rends notamment compte que le fait de disposer d’une vision globale de plus en plus précise de l’histoire aujourd’hui est essentiel à la cohérence de l’ensemble.

      Un grand merci pour tes mots qui m’encouragent beaucoup, je suis heureuse que cette entame t’ait plu ! Tu as tout ton temps pour la suite, crois-moi XD

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  3. Bonsoir!

    Et voilà, j’entame enfin ma lecture de cette suite tant attendue! 😀

    J’aime déjà beaucoup ce prologue. Je trouve que tu as parfaitement réussi à créer une atmosphère que la photo de fin évoque aussi à merveille, c’est une très bonne idée d’illustrer ainsi tes textes.

    Je retrouve dans ce début les qualités « cinématographiques » d’UDC, notamment quand tu décris l’horizon qui peu à peu bascule, j’ai vraiment eu très nettement cette image devant les yeux. Tu parviens à nous faire comprendre ce qui se passe avant même que Corman lui-même ne l’ait vraiment compris, et sans jamais l’expliciter clairement. C’est une belle leçon de focalisation interne!

    Et bien évidemment il y a juste la bonne dose de mystère pour qu’on ait envie de courir lire la suite. Je suis ravie d’avoir attendu qu’il y ait déjà quelques chapitres publiés, sinon ma curiosité aurait été mise à rude épreuve! (Bon, tu me diras, elle le sera peut-être quand même…).

    Enfin, je suis désolée pour Corman, quand même. Il aurait mérité une paisible retraite… mais bon… si c’est pour le bien de l’histoire…;-)

    A tout bientôt sur d’autres chapitres!
    Lily

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    • Bonjour Lily !

      Avant toute chose, sache que te retrouver ici, sur Nouvelle Ere, me fait énormément plaisir ! 🙂 Que tu aies eu envie de continuer à explorer l’UDC!verse me touche vraiment et me motive pour la suite.

      Contente que ce prologue te plaise ! Je me suis efforcée de faire court tout en essayant d’y mettre les ingrédients principaux de l’histoire à venir. Pour l’instant, cela peut paraître nébuleux (en même temps, c’est le principe du prologue XD) mais *normalement* les choses devraient s’éclaircir. Mais si le sentiment de mystère est là et bien là, c’était le but, il est donc atteint !

      Pour les illustrations, j’essaye de trouver mon bonheur parmi des photographies libres de droit mais ce n’est pas toujours facile. J’ai eu de la chance avec celle-ci et cela me fait très plaisir que cette photo te semble faire écho au texte, ouf ! Ca veut que je ne me suis pas trop plantée dans mes descriptions. Et merci pour le côté « cinématographique » ^^ En effet, j’ai une écriture très « visuelle » puisque je m’efforce de retranscrire les choses telles qu’elles défilent sur l’écran de mes pensées (d’où une dichotomie certaine entre le « oh cette scène est super courte, quelques minutes à peine » et « mais enfin, pourquoi déjà 5000 mots et je n’en ai pas raconté la moitié ? ») et si le lecteur / trice arrive à voir les mêmes images, alors c’est tout gagné 😀

      Je suis sûre que Corman partage ton avis : lui aussi aurait bien aimé profiter paisiblement de ses vieux jours. Et moi aussi je l’aimais bien, il a su faire preuve de beaucoup de courage et de noblesse à son niveau, et ce sort funeste n’est guère charitable à son égard.

      En effet, il y a quelques chapitres d’avance mais pas tant que ça. J’ai du mal à trouver le temps et la motivation pour travailler lesdits chapitres (j’ai déjà beaucoup de matière pour aller assez loin dans l’histoire mais c’est du premier jet en mode NaNoWriMo donc autant te dire qu’il y a un peu beaucoup de boulot de réécriture et de correction *tousse*) mais je ne désespère pas ! Il faut juste que je me mette des coups de pieds aux fesses ! Aussi je crains qu’il ne faille faire preuve de patience :-/

      Un grand merci une fois de plus d’avoir pris le temps, et de lire, et de partager tes impressions, c’est toujours un grand plaisir pour moi d’échanger avec toi ❤

      A bientôt donc !

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  4. Bonsoir Al’ !

    Me voilà ENFIN pour commenter le début d’Une Nouvelle Ère, dont -tu le sais déjà- j’ai commencé la lecture il y a plusieurs semaines à présent, mais le temps passe décidément trop vite. Beaucoup trop vite. Pour tout.
    Alors… mes impressions ? Eh bien j’ai adoré, évidemment ! Comment pourrait-il en être autrement ? On retrouve ton style si brillant et tellement efficace. Et je partage l’avis de Lily : on se croirait au cinéma ! Et c’est drôle car j’ai eu la même impression qu’elle avec le passage où Corman voit l’horizon basculer. Je l’ai vu basculer devant mes yeux ! Mais quand même… je suis vraiment triste pour lui. Survivre aux Portes. Avoir vu tout ce qu’il a vu. Savoir tout ce qu’il sait (enfin, pour ce qu’il a pu comprendre). Pour finalement mourir comme ça. Cela dit… perdre la vie au beau milieu d’un lac, la canne à la main, pour un homme comme lui, ce n’est probablement pas le pire des châtiments. Enfin bref… Et bien entendu, je ne peux QUE m’interroger ! Qui est cet homme au cosmos doré qui a assassiné le général ? Qui est cette femme parlant le russe ET le grec qui semble être aux commandes ? Je ne peux bien entendu pas m’empêcher de penser que cela a quelque chose à voir avec Dimitri. Mais va savoir… Enfin, que de mystère tout de même !
    En tout cas sache que je suis très heureuse d’avoir le bonheur et la chance de découvrir Une Nouvelle Ère dans la foulée de ma lecture d’UDC, et en parallèle de ma lecture de Fragments. Oui, je suis tout de même une sacrée veinarde ! Comme quoi, ça a parfois un petit avantage d’arriver bien après la bataille 😉
    Bon et je file reviewer les deux autres chapitres que j’ai déjà lus.

    Phed’

    Aimé par 1 personne

    • Bien le bonjour sur le site de l’udcverse, chère Madame !

      Tout d’abord merci pour les compliments sur le style, cela me fait très plaisir ❤ En effet, entre les débuts d'UDC et de Nouvelle Ere (NE, ce sera plus simple XD), il s'est passé beaucoup d'années alors heureusement que stylistiquement parlant, ça tient la route parce que dans le cas contraire, cela aurait été très inquiétant :-p

      Comme je le dis souvent, je "vois" l'histoire se dérouler dans ma tête comme si elle était diffusée sur un écran et je m'efforce de décrire ce que je vois, d'où ce côté cinématographique. Par ailleurs, parmi mes influences, on peut compter les thrillers et autres films d'espionnage des 90's et je crois bien, avec le recul, que cette scène du prologue est en partie inspirée du début de "Danger immédiat". Après, pour le reste, il y a aussi l'empreinte "animation" qui joue dans ma visualisation. En tout cas, je suis très contente que la description de cet horizon qui bascule ait aussi bien fonctionné !

      La mort de Corman est assez miséricordieuse dans son genre : il n'a pas souffert et décède en pleine partie de pêche, ce qui est sa passion. C'est vrai qu'il n'avait pas mérité ça le pauvre, d'autant que si nos cocos sont encore en vie, ils le lui doivent en grande partie. Mais il fallait bien un élément déclencheur et si ce prologue est correctement rédigé, tu devrais trouver plus tard des éléments de réponse… circonstanciés à tes questions 😀 Quoi qu'il en soit, tous les ingrédients sont là, je peux te l'assurer !

      Oui, tu as beaucoup de chance en tant que lectrice de pouvoir enchainer directement avec UDC ! Ainsi les événements sont frais dans ta mémoire et c'est beaucoup plus simple de raccrocher les wagons d'autant que j'ai essayé de limiter autant que possible les "rappels des épisodes précédents" en mode relou XD

      J'espère que la suite te plaira tout autant et un grand merci à toi d'accepter d'embarquer avec moi dans cette Nouvelle Ère !

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