New-York, États-Unis d’Amérique, début mai 2006
Cet homme était un cornichon. Un gentil, poli et terriblement sexy cornichon, mais un cornichon tout de même : en guise d’au-revoir, il venait de la gratifier d’une bise. Sur la joue.
Toujours plantée sur le seuil de sa porte d’entrée pour le suivre des yeux jusqu’au bout de la rue, Myriam ne put réprimer un éclat de rire qui fit sursauter son chat alors qu’il se frottait avec insistance contre ses jambes : vexé il s’éloigna vers l’intérieur de la maison non sans un arrêt stratégique devant la cuisine. Peine perdue : sa maîtresse ne lui accordait toujours pas l’attention qu’il lui quémandait et sa gamelle allait rester vide encore une petit bout de temps.Lire la suite »
Il n’était pas du matin. Il ne l’avait jamais été mais le monde du travail s’en cognait joyeusement aussi fût-ce avec son habituel soupir exténué que Stanley Wiggins appuya sur le bouton du distributeur, la tête basse, un dossier pendu au bout de son bras ballant.
Les pleurs transpercèrent de nouveau la nuit. Un soupir, un mouvement à côté d’elle, puis la voix ensommeillée de Kanon lui parvint :
as maigri », commenta Shura allongé sur le dos sur les draps en désordre, sa poitrine s’élevant et s’abaissant au rythme de sa respiration, ample et profonde. Il avait tourné la tête vers l’Italien qui s’était levé pour s’approcher de l’immense baie vitrée de la suite localisée au dernier étage de l’hôtel où Shura lui avait donné rendez-vous. La vue sur le Duomo