Arlington, USA, Février 2006
Wiggins n’eut pas à attendre longtemps :
« Voulez-vous me suivre s’il vous plaît ? Il vous attend. »
C’était bien la première fois que Grisham le recevait aussi vite, constata-t-il, sarcastique, alors que les portes du bureau devenu familier se refermait derrière lui. Situé au cinquième étage de la façade nord-ouest du Pentagone, le service dévolu au chef d’Etat-Major interarmées en occupait la quasi-totalité. Une équipe restreinte disait-on sans ironie aucune : certains des prédécesseurs de Grisham avaient jugé nécessaire de s’entourer d‘un nombre de conseillers plus consistant au point de déborder sur les étages inférieurs.
Le militaire aux quatre étoiles – son patron sut se rappeler Wiggins – était installé derrière sa table de travail, son parapheur ouvert devant lui.Lire la suite »
